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Les attaques de requins sur l'homme sont rares et exceptionnelles. Les raisons conduisant à une attaque ne sont pas toutes connues ni bien définies, le manque de données fait qu'il est délicat d'en déduire des statistiques fiables. Le comportement en milieu naturel des requins est également mal connu et peu étudié, ce qui contribue à ce qu'il n'y ait pas de systématique en la matière. Le surfeur est, de loin, la première victime des attaques de requins sur des humains, suivi par les nageurs et les plongeurs.

 

 

 

Les techniques trompe l'oeil

 

_ La combinaison anti-requins ________________________________________________________________________________________________
 

 

En juillet 2013, une entreprise australienne a lancé deux combinaisons destinées aux surfeurs et aux nageurs permettant de les rendre invisibles ou indésirables face aux requins.

 

 

Alors qu’une nouvelle attaque mortelle d’un requin a eu lieu à La Réunion en début de semaine, la société « Shark Attack Mitigation System » (SAMS) a peut-être trouvé la solution. Hamish Jolly et Craig Anderson, deux chercheurs, en coopération avec l’institut océanographique de la University of Western Australia’s (UWA) ont conçu deux modèles de combinaison  basées sur des découvertes importantes liées à la vision des requins.

 

 

 

Le premier modèle, « Elude » est destiné aux baigneurs. La combinaison bleue et blanche joue sur les lumières et dissimule le plongeur dans l’eau.

 

 

 

Le deuxième modèle « Diverter » en noir et blanc est, quant à lui, conçu pour les surfeurs. Il s’inspire de ce que les requins perçoivent comme un danger, une proie non comestible et vénéneuse à l’instar du poisson scorpion et du serpent de mer « tricot rayé ».

Après deux ans de recherches et de multiples essais, ces nouvelles combinaisons se sont révélées très concluantes.

Elles sont distribuées par la marque « Radiator » et sont vendues 429 dollars, soit 300 euros.

 

On souhaite que ce nouveau dispositif fasse reculer le nombre d'attaques causées par des requins.

 

 

_ La combinaison anti-requins en vidéo _________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ Le Shark Camo __________________________________________________________________________________________________________
 

 

L’inventeur du Shark Camo s’appelle Griff McConal. Il a eu l’idée de développer son produit en lisant un article de National Geographic où il était dit que différentes espèces de poissons étaient protégées des requins par leur apparence rayée.

 

 

 

Les rayures sur un animal marin peuvent évoquer aux requins un mauvais goût ou un poisson venimeux.

 

En plus de 10 ans de surf en Californie avec une planche équipée d’un Shark Camo, l’inventeur se vante de n’avoir jamais subi de mauvaises rencontres ou d’attaque de requin… Comme son cas particulier ne prouve pas grand-chose, il a mené une expérience avec sa décalcomanie zébrée.

 

ll manque néanmoins des études véritablement scientifiques pour prouver l’efficacité de ces motifs zébrés sous les planches.

Mais la théorie ne choque pas les experts. Selon le biologiste Terry Lilley, les requins auraient tendance à partir dans une autre direction

au dernier moment en fonction de certains motifs ou couleurs.

 

 

 

Comme pour le Shark Shield ou les bracelets Shark Shocker, il semble impossible de faire totalement confiance à ce dispositif de protection tant les attaques de requins sont imprévisibles et se déroulent souvent dans un état de frénésie alimentaire du squale. Pour son concepteur, le Shark Camo réduirait le risque de confusion avec d’autres proies des requins comme les phoques ou les tortues.

 

 

 

A la différence des 2 premiers moyens cités, le prix du Shark Camo paraît beaucoup plus abordable, 45 dollars,

et il permet de rassurer à peu de frais les surfeurs inquiets.

 

Les motifs du Shark Camo ont été également utilisés sur des combinaisons ou des lycras qui ont l’avantage de protéger également des piqûres de méduses et du soleil.

 

En tous cas, aucune attaque de requin sur une planche équipée du SharkCamo n’a été recensée.

 

 

_ Le Shark  Camo en vidéo ___________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

_ Le baquet de Johnson _____________________________________________________________________________________________________
 

 

Ce système appelé Shark Screen est composé d'un sac plastique surmonté d'anneaux gonflables.

Peu encombrant, il est destiné aux trousses de survie en mer .

Une fois à l'intérieur du dispositif, les naufragés présentent une silhouette informe et n'émettent plus d'odeurs. 

 

 

Lorsque la matière plastique est de teinte sombre, il est apparu que les requins semblaient hésiter à l'approcher de près, même quand on y avait accroché des poissons frais.  Ce système de protection a été commercialisé par la US Navy mais pas officiellement adopté.

 

 

Les techniques de répulsion

 

_ Le Shark Repelling System _________________________________________________________________________________________________
 

 

Yves Eeckhout, un namurois (Belgique) est sur le point de mettre au point un système de protection contre les requins.

L’appareil envoie des ondes électromagnétiques à l’animal, qui stoppe immédiatement sa course.

 

 

Le système, installé, en moyenne, à 200 mètres des plages ne serait ni nocif pour l'homme, ni pour le requin.

Les champs électromagnétiques agissent sur les ampoules de Lorenzini. Bien dosées, les ondes vont gêner le requin, tout comme la raie.

 

Outre sa grande fiabilité en matière de sécurité, le Repel Sharks System permet d'être averti rapidement de l'approche d'un prédateur aux abords de la zone.
Différents moyens de sécurité peuvent alors êtres actionnés afin de répondre sélectivement à la présence d'un animal en approche.

 

Les autorités de la Réunion ont déjà marqué un grand intérêt pour le produit. L'île vient de vivre cet été une vague d'attaques. Un surfeur et une jeune fille de quinze ans n'ont pas survécu aux morsures de requins. En voyant ça, Yves se dit qu'il y a bel et bien un marché à conquérir avec son invention.

 

Le SRS, en phase d'industrialisation auprès de la société namuroise Wow Technology, se vend environ 2.500 euros le mètre courant.

 

 

_ Le shark field ____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Le Shark Shield est un appareil qui pourrait repousser les requins, selon ses concepteurs, et ainsi éviter les attaques sur les hommes.

Cet appareil est utile pour les plongeurs et il est de plus en plus utilisé par des adeptes de sports d’eau ou de glisse comme le surf.

 

 

 

Le Shark Shield est un dispositif de prévention unique utilisant un système de haute technologie sous forme d’ondes électriques.

Il a été inventé par le Natal Sharks Board (sous l’ancien nom de Shark Pod), en Afrique du Sud où l’océan est infesté de requins.

 

 

 

Le Shark Shield produit un champ électromagnétique qui éloigne les requins dont le museau comporte des récepteurs sensoriels (les ampoules de Lorenzini) qui sont très sensibles à ce type d’onde. Ces ondes provoqueraient une gêne et des spasmes musculaires chez le requin qui tenterait de s’approcher de trop près du dispositif. Ces ondes répulsives le repousseraient alors dans une autre direction et protègeraient ainsi le surfeur.

 

 

 

Sa zone d’efficacité varie dans un rayon de 3 à 5 mètres à partir du centre de l’antenne.

L’antenne flexible, qui traîne dans l’eau, contient deux électrodes inoxydables qui émettent un champ protecteur sous l’eau une fois immergées.

 

Le Shark Field est vendu au prix de 515 dollars.

 

 

_ Le Shark  Field en vidéo ____________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ Le Shark  Field en vidéo ____________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ Le Shark  Shocker ________________________________________________________________________________________________________
 

 

Les bracelets Shark Shocker en néoprène, qui peuvent se porter à la cheville ou au poignet, produiraient un champ électro-magnétique

grâce à des aimants rares et très puissants de néodymium.

 

 

Ces aimants ont un effet  réel qui peut perturber le fonctionnement d’un pace-maker. 

Grâce au champ magnétique produit, les requins se retrouveraient désorientés et s’éloigneraient du bracelet.

 

 

_ Le Shark  Shocker en vidéo _________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ Le Shark  Shocker en vidéo _________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ Les substances chimiques _________________________________________________________________________________________________
 

 

C’est l’US Navy qui, dès le début de la deuxième guerre mondiale, mena les principales recherches, aboutissant à la mise au point d’un dispositif appelé Shark Chaser.

 

 

Il était constitué d’un container renfermant un mélange d’acetate de cuivre et de nigrosine(colorant noir destiné à former un voile opaque homogène dissimulant le naufragé). Ce dispositif a surtout permis de rassurer leurs utilisateurs pendant le conflit puisque les tests ultérieurs ont démontré une efficacité très limitée par les phénomènes de dilution du colorant dans l’eau et l’effet peu répulsif de l'acétate de cuivre pour certaines espèces de requins.

 

 

 

D’autres substances furent testées comme la strychnine, la nicotine et les cyanures, mais aucunes ne se sont révélées véritablement efficaces dans des conditionnements réduits pour naufragés.

 

 

 

Les techniques de protection passives

 

_ La cotte de mailles _______________________________________________________________________________________________________
 

 

L'américain Jeremiah Sullivan, avec l'aide de Ron et Valérie Taylor, a créé un vêtement composé de près de 400.000 anneaux entrelacés,

fait d'acier inoxydable.

 

 

Cette combinaison s'inspire des cottes de maille du Moyen Âge, mais les anneaux sont ici plus petits, empêchant les dents de requins de passer à travers. Afin d'acquérir cette combinaison, il faut compter entre 4000 et 5000 dollars.

 

Des combinaisons renforcées par des plaques de kevlar où des écailles en matière plastique ont été testées.

Seul le Neptunic, véritable cotte de mailles en acier inoxydable, s'est révélé utilisable face à des requins de petites tailles.

 

 

_ La cage métallique _______________________________________________________________________________________________________
 

 

Très utilisée par les chercheurs, cinéastes et plongeurs professionnels,  elle constitue l'outil le plus pratique pour le travail

en présence de requins,  quelle que soit sa taille. 

 



La cage représente le meilleur compromis entre une protection maximale  et une commodité optimale pour prendre des photos

des requins qui  tournent autour de la structure.

 

 

_ La cage métallique en vidéo ________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

Les techniques de protection actives

 

_ Le débordoir ____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Imaginé, créé et utilisé par le Commandant Cousteau, le Shark Billy ou débordoir est simple et efficace pour repousser les requins trop curieux.

 

 

Il est constitué d’un bâton en bois ou d’un tube métallique de moins d’un mètre portant à sa base une dragonne assurant une bonne prise, et à l’autre extrémité un caoutchouc hérissé de petites pointes métalliques non vulnérantes mais antidérapantes.

 

Peu encombrant, facile à manier et même à fabriquer, il est utilisé efficacement par de nombreux plongeurs.

 

 

_ Le luparu _______________________________________________________________________________________________________________
 

 

Ce système consiste en une cartouche située à l’extrémité d’une flèche souvent d’un fusil sous-marin ou d’une tige métallique, et actionnée à bout touchant.

 

 

Il est fatal à l’animal qui, même s’il n’est pas touché dans une région vitale, devient rapidement la victime de ces congénères

est au moins assommé par l’onde de choc.

 

 

_ Les flèches _____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Une arme largement répandue est la flèche anti-requin au CO2.  Un petit cylindre, empli de dioxyde de carbone, est fixé à la base d'une longue aiguille creuse. Lorsque le trait atteint le flanc d'un requin, la capsule est crevée sous le choc et libère son contenu, qui forme une vaste bulle dans le corps du squale.  L'animal reçoit alors un surcroît de poussée hydrostatique qui le force à remonter vers la surface. 

 

 

Si la quantité de gaz injecté est importante, la supression interne provoque la paralysie du requin ou entraîne l'expulsion des organes par la gueule. Ces flèches au CO2  ne sont efficaces que si elles sont tirées sur le côté ou par-dessous.

 

 

Les barrières physiques

 

_ Les filets maillants _______________________________________________________________________________________________________
 

 

Cette technique est la plus couramment utilisée. Mise au point en Australie, elle est utilisée avec succès en Afrique du sud depuis 1952.

 

Ces filets anti requins, d’une longueur de 320 mètres et dont la maille étirée est de 40 cm, sont disposés en quinconce, sur deux rangées aux large des plages au-delà de la ligne des déferlantes.

 

 

Ils doivent être relevés et révisés chaque jour. Ils ne représentent pas une barrière mais un engin de pêche efficace. Les requins sont susceptibles d’être capturés, soit en venant vers le rivage, soit en partant vers le large.

 

 

 

Cette méthode permet seulement de limiter les risques d’attaques. Cet engin est malheureusement peu sélectif et capture bon nombre de poissons, dauphins et tortues qui y trouvent la mort.

 

Cette technique demande beaucoup d’entretien (enlever les animaux capturés, les débris, les algues, les balanes, réparer les déchirures)

et les coûts d’exploitation restent élevés.

 

 

_ La palangre de surface ____________________________________________________________________________________________________
 

 

Cette palangre de surface ou drum- line, munie généralement d’un hameçon unique,

est employée couramment dans divers pays et notamment en Australie, en Afrique du sud.

 

Peu chère et facile d’utilisation cette technique permet de capturer les requins inféodés à une zone et de fortement diminuer la population locale.

 

 

 

Très sélective, elle est souvent employée en complément de filets afin d’augmenter les chances de capture.

 

Cette méthode est aujourd’hui reconnue par la plupart des spécialistes comme la plus efficace, la plus légère en terme d’investissement et de coûts récurants et la moins dommageable du point de vue écologique. On estime qu’une dizaine de drum-line protège efficacement 1 km de plage et limite donc très significativement le risque d’attaque de requins.

 

 

_ Les enclos de protection ___________________________________________________________________________________________________
 

 

Utilisée au Japon, cette technique pose beaucoup de problèmes d’entretien.

 

Qu’ils soient synthétiques ou métalliques, les filets et barrière fixes protégeant le pourtour d’une plage s’encrassent très vite de divers déchets urbains ou marins ce qui provoque une prise plus importante au courant et à la houle et cause donc très rapidement sa destruction.

 

 


De plus, ce système ne permet de protéger qu’une faible portion de plage et reste cher à entretenir.

Le risque de voir un requin passé à l’intérieur de la barrière n’est pas exclu, le cas s’étant déjà présenté au Japon.

 

 

 

De vastes enclos métalliques ont également été conçus au début du siècle à Durban et existent encore aujourd'hui en Australie.

D’un aspect solide, sécurisant mais très cher, ce système soumis en permanence aux courants, à la houle et au vent, est rapidement désagrégé.

 

 

 

_ Le rideau de bulles _______________________________________________________________________________________________________
 

 

Mis au point en Australie dans les années 60, les rideaux de bulles d’air ou « barrière de bulles d’air » envoyées dans l’eau

par un compresseur se sont révélés très peu efficaces.

 

 

Ils offrent une moins bonne protection que les filets et la drum-line.