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Le requin se caractérise par sa silhouette fuselée hydrodynamique, ses nageoires pectorales et dorsales, ainsi que sa nageoire caudale hétérocerque (de forme asymétrique).

Il est pourvu d'un squelette entièrement cartilagineux très souple, mais assez rigide au niveau du cerveau et de la colonne vertébrale. Il possède de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces.Sa peau est rugueuse, recouverte d'innombrables denticules cutanés, des écailles osseuses placoïdes d'origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l'eau.

 

Les requins sont majoritairement des animaux à sang froid. Leur corps est à la même température que le milieu dans lequel ils évoluent. Certains ont un sang d’une température supérieure à celle de l’eau environnante, comme le grand requin blanc. On dit qu’ils sont endothermes. Cette caractéristique leur permet de nager plus rapidement et de chasser dans des zones froides.

 

La silhouette

_ L'hydrodynamisme au service du requin _______________________________________________________________________________________  
 

 

 

 

 

 

 

_ La tête ________________________________________________________________________________________________________________
 

 

Le spanchocrâne concerne les mâchoires et les fentes branchiales.
Il se compose d'arcs viscéraux dont les deux premiers se sont modifiés pour former les mâchoires,

avec, à la mandibule supérieure, un cartilage palato-carré, et à la mandibule inférieure un cartilage de Meckel.

 

De chaque côté le spiracle s'ouvre entre l'arc des mâchoires et le premier dit "hyomandibulaire"

des cinq (six ou sept pour les hexanchiformes) arcs branchiaux.

 

 

_ Le museau _____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Le museau des requins est criblé de capteurs sensoriels appelés ampoules de Lorenzini. Lorsqu'on les caresse à cet endroit, leurs muscles se détendent complètement et ils s'abandonnent. Ce drôle de phénomène est appelé état d'immobilité tonique.

 

 

 

Cependant, il ne faut toucher ni les yeux ni les ouïes sinon ils se réveillent instantanément.

Il semble que les requins apprécient ces caresses sur le museau et les femelles y sont tout particulièrement sensibles.

 

 

_ Les narines _____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Les requins passent pour n'être que des nez nageurs ! Beaucoup sont en effet capables de détecter des molécules disséminées dans l'eau à une concentration d'une partie par million. En oscillant la tête d'un côté à l'autre tout en goûtant l'eau à l'aide de leurs narines, les requins sont capables de suivre une trace chimique sur des kilomètres.

 

 

En fait, leurs narines ne servent qu'à flairer et non pas à respirer.
Elles ne sont d'ailleurs pas reliées au système respiratoire sauf chez le requin-nourrice.

 

 

 

Il est indubitable que les requins flairent les substances dissoutes dans l'eau.
Les organes olfactifs situés dans les narines se trouvent à l'avant et sur les côtés du museau et communiquent avec la bouche par un sillon naso-oral.

 

Les narines ne sont pas en réalité que des sacs dont la surface interne présente de nombreux replis tapissés d'un épithélium formé de cellules allongées. Chacune porte un cil récepteur dressé en contact direct avec l'eau et, du côté opposé, une fibre nerveuse reliée au nerf olfactif.

 

 

 

Les sillons naso-oraux permettent aux narines de jouer leur rôle même quand le requin est immobile sur le fond de la mer, car les branchies assurent un courant d'eau continu. Les narines comportent une muqueuse olfactive, formant des replis disposés en rosette à l'intérieur des sacs olfactifs.

 

Pour faciliter le flux de l'eau, l'ourlet des narines est replié d'une façon particulière, formant des clapets cutanés, les clapets de Schneider.

Les cellules olfactives sont très sensibles. Les substances qui suscitent les plus fortes réactions des requins sont celles qui se trouvent dans le corps d'autres animaux, acides aminés, hormones, amines et protéines du plasma.

 

 

 

Une fois décelés, ces composés provoquent des variations de l'activité cérébrale aux effets immédiats sur les muscles des branchies, qui se ferment, et sur le comportement de l'animal, qui accélère brusquement.


Ces réactions servent probablement à éloigner ou à rapprocher très vite le requin de la source du stimulus et elles diminuent la turbulence de l'eau, de façon à ne pas disperser la piste odorante. Bien que la plupart des requins n'aient pas des narines reliées au système respiratoire, celles-ci permettent, chez certaines espèces benthiques de pomper l'eau par les branchies.

 

Ce qui leur permet, par la même occasion, de goûter leur environnement aquatique sans bouger.

 

 

_ La bouche ______________________________________________________________________________________________________________
 

 

La mâchoire de requin, comme celle des raies, n'est pas attachée au crâne. La surface de la mâchoire, en comparaison avec les vertèbres et les arcs branchiaux du requin, a besoin de soutiens supplémentaires en raison de sa forte exposition à un stress physique et son besoin de force.

 

 

 

Le requin possède une couche de minuscules plaques hexagonales appelées « tesselles », qui sont des blocs de cristaux de sels de calcium disposés comme une mosaïque.

 

Cela donne à ces zones une grande partie de la force que l'on retrouve dans le tissu osseux chez d'autres animaux.

 

La mâchoire de la majorité des requins modernes est hyostylique c’est-à-dire indépendante du crâne.


Cette caractéristique leur permet une spectaculaire extension des maxillaires donc d’attaquer de grosses proies et une préhension (pression de la mâchoire) d’une grande puissance.


À titre d’exemple, un requin de 3 m de long possède une puissance de pression de 3 t/cm².

  

 

En général, les requins ont une seule couche de tesselles, mais les mâchoires de spécimens de grande taille, tel que le requin-bouledogue et

le grand requin blanc ont deux à trois couches ou plus, en fonction de la taille du corps.

 

 

 

La mâchoire d'un grand requin blanc peut avoir une grande place à cinq couches.

 

 

 

Au cours de sa vie, le requin crée continuellement de nouvelles dents qui suivent la croissance du tissu gingival.
Ainsi les dents qui tombent lors de morsure sont remplacées sous 8 à 15 jours par celles se situant dans la deuxième rangée.

Il est possible que chez certaines espèces l’arc de dents soit remplacé d’un seul coup. Un requin peut avoir possédé 30 000 dents.

 

Il est impossible de faire l’inventaire de toutes les dents, car chaque espèce possède une dentition spécifique.

 

 

Quelques points valent cependant pour tous les requins.

 

 

Les dents sont recouvertes de vitrodentine, une substance presque entièrement minérale.

Une dent de requin est très dure et brillante.

 

Les dents logent dans la gencive et ne sont pas soudées à la mâchoire.

Elles sont disposées en plusieurs rangées et se renouvellent en permanence.

 

Le cycle de renouvellement dépend des espèces.

On sait par exemple que certains requins pélagiques renouvellent leurs dents tous les quinze jours.

Une dent ne se renouvelle pas uniquement quand elle est cassée.
Quoiqu’il arrive, une fois arrivées à l’extrémité de la mâchoire, les dents tombent, poussées par la rangée suivante.

 

>> Plus d'infos sur la dentition

 

 

_ Les yeux _______________________________________________________________________________________________________________
 

 

L'œil des requins est analogue à celui des vertébrés : il est composé d'un cristallin similaire, d'une cornée, d'une rétine ainsi que d'une pupille qui peut se dilater et se contracter (contrairement aux téléostéens) comme chez les hommes.

 

 

 

Ils possèdent également un tapetum choroïdien, ce tissu contient des cristaux de guanine facilitant la vision aquatique.

Il est situé derrière la rétine et réfléchit la lumière, augmentant ainsi la visibilité dans les eaux sombres.

 

Il a également des paupières, mais qui ne clignent pas, l'eau environnante nettoyant en permanence sa cornée.

 

 

 

Certaines espèces ont en plus une membrane nictitante, cette membrane recouvre les yeux pendant la chasse afin de les protéger.

Cependant, certaines espèces, comme le grand requin blanc, n'ont pas cette membrane, mais roulent leurs yeux vers l'arrière pour les protéger

quand ils attaquent une proie.

 

 

 

L'importance de la vue dans le comportement de chasse des requins est débattue. Certains scientifiques pensent que l'électroréception et la chimioréception sont plus importantes, tandis que d'autres prennent la membrane nictitante pour preuve que les yeux sont importants.

 

Vraisemblablement, le requin ne se protégerait pas les yeux s'ils étaient sans importance. Mais l'utilisation de la vue dans la chasse varie probablement

avec les espèces et les conditions de l'eau. Le requin peut basculer entre une vision monoculaire et une vision stéréoscopique à tout moment.

 

 

 

Dans son environnement, la visibilité est souvent médiocre. Elle reste cependant bonne jusqu’à une vingtaine de mètres selon la profondeur.

 

Située en arrière de l’œil, la rétine est un organe sur lequel l’image est projetée. Elle est tapissée de deux types de photorécepteurs :

 

    Les bâtonnets utiles en lumière réduite qui permettent de voir les formes et les contrastes en noir et blanc

    Cônes utiles en pleine lumière qui permettent de voir en couleur.

     

Selon les expériences, tous les requins ne distinguent pas les couleurs. C’est le cas du requin-griset.
Par contre, le requin blanc s’attaque prioritairement aux objets de couleurs chaudes (rouge, orangé, jaune).

 

 

 

Tous les requins ont des paupières fixes. Quelques espèces, notamment les Carcharinidés et les requins marteaux ont une paupière mobile

qui se referme sur l’œil quand le requin mord dans une proie.

 

 

_ L'évent _________________________________________________________________________________________________________________
 

 

Le spiracle ou évent, première fente branchiale vestigiale, est une ouverture située derrière l’œil.

 

Il est absent ou très petit chez bien des requins, particulièrement chez les espèces rapides, mais il est généralement présent 

chez les requins sédentaires et les espèces des grandes profondeurs. 

 

 



Le spiracle pompe l’eau et envoie directement du sang oxygéné aux yeux et au cerveau à l’aide d’un vaisseau sanguin spécial.

 

Cette option de la respiration permet d'avoir plus d'air près du cerveau en cas de grande activité.

 

 

_ Les oreilles _____________________________________________________________________________________________________________
 

 

Bien que les requins n'aient pas d'oreilles visibles, leur ouïe est l'un de leurs sens les plus essentiels.

En effet, l'eau étant un milieu dispersif, les sons s'y propagent très vite et très loin. Les requins ont donc une oreille interne très performante et étroitement liée avec leur système de ligne latérale.

 

 

 

Les requins sont sensibles aux basses voire très basses fréquences, car ce sont les sons qui se propagent le mieux dans un milieu aqueux.

En l'absence de tympan, on peut considérer que c'est tout le corps du requin qui joue le rôle de récepteur des vibrations

qui sont ensuite transmises à l'oreille interne.


La vitesse de propagation du son dans l’eau confère à l’ouïe des requins une efficacité sur plusieurs milliers de mètres.

L’oreille interne est également l’organe de l’équilibre, de l’orientation et de la coordination.

 

 

_ Les sillons labiaux _______________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

 

 

_ Les fentes branchiales ____________________________________________________________________________________________________
 

 

Pour compenser sa grande dépense énergétique, un requin doit pouvoir oxygéner son organisme en permanence.

Le requin a donc besoin d’oxygène pour survivre. L’eau de mer n’en contient que 1% contre 21% pour l’air.

Son système respiratoire est donc développé en fonction.

 

 

 

Ce sont les branchies qui servent à la respiration. Elles sont généralement au nombre de cinq paires ou sept selon les espèces.

En général, plus la famille d'appartenance est primitive, plus le nombre de fentes est élevé.

Dans la plupart des cas, les branchies sont logées dans des cavités spécifiques dites fentes branchiales.

 

Ces fentes branchiales présentent de notables avantages par rapport aux branchies externes :

protection, possibilité de réaliser dans la cavité branchiale un débit d'eau important et ajustable en fonction des besoins.

 

 

 

Comme chez les raies, les branchies sont protégées par un repli de peau, l'opercule..

Cependant, les fentes branchiales des requins sont situées sur les flancs, tandis que celles des raies sont situées sur la face ventrale.

 

 

 

Ces fentes branchiales ont une double fonction puisqu’elles sont utilisées comme filtre à air et comme poumon.

L’eau s’infiltre par la bouche ou par les spiracles (derrière les yeux) et passe dans les branchies. L’oxygène est prélevé et transporté vers le sang.

 

 

 

Certains requins doivent être en mouvement en permanence afin de faire circuler l’eau dans les branchies et ainsi ne pas s’asphyxier.

C'est le cas du grand requins blanc qui est condamné à nager de manière perpétuelle pour pouvoir respirer.

 

 

 

D’autres en revanche sont capables de pomper l’eau et peuvent s’arrêter sans risque.

C'est le cas de la plupart des espèces benthiques au mode de vie statique.

Ces requins avalent l’eau par la bouche, la compriment par une contraction du pharynx, et l’évacuent sous pression par les fentes branchiales.

 

 

 

Les requins dormeurs ont une particularité. Ils sont capables de commander l’ouverture des valves du système branchial.

L’eau pénètre par les branchies antérieures et ressort par les branchies postérieures sans jamais transiter par la bouche.

Les fonctions alimentaires et respiratoires sont donc dissociées.

 

 

 

Chez le requin pèlerin, les branchies participent au filtrage du plancton.

 

 

 

Enfin, chez certaines espèces comme les requins-zèbres, les requins-nourrices ou les requins-anges, il existe en arrière de chaque œil,

un orifice (spiracle) qui permet à l’eau d’atteindre les ouïes et de les oxygéner sans avoir à transiter par la bouche.

 

>> Plus d'infos sur la respiration

 

 

_ Le corps _______________________________________________________________________________________________________________
 

 

Toutes les espèces de requins ne vivent pas dans le même habitat : certaines espèces sont pélagiques, d'autres benthiques.

 

Certaines espèces pélagiques ont un déplacement lent comme le requin-baleine, tandis que d’autres qui vivent pourtant dans les mêmes eaux sont capables de records de vitesse stupéfiants comme le requin bleu ou le requin mako.

 

 

 

Plus la forme est effilée et moins elle offre de résistance à la pénétration de l’eau.

Les requins benthiques ont, eux, développé une forme particulière à leur mode de vie.

 

 

 

Le requin-tapis passe le plus clair de son temps posé sur le fond et a développé une forme aplatie.

De plus, ses yeux sons disposés sur le dessus de sa tête.

 

 

 

De nombreux requins étant condamnés à se mouvoir, les nageoires ou ailerons jouent un rôle essentiel.
Reliées au squelette interne, elles sont rigidifiées par un réseau fibreux : les cératotriches.

 

Les nageoires ne sont pas rétractables comme celles des poissons osseux.
Elles ont deux fonctions principales : la stabilisation et la propulsion.

 

 

_ La première épine dorsale _________________________________________________________________________________________________
 

 

Certains requins sont pourvus d'une épine dorsale parfois venimeuse, située juste devant leur première nageoire dorsale.

 

 

Ces épines sont en réalité des écailles qui ont perdu leur plaque basale et qui sont devenues pointues.

La couleur foncée de ces épines est due à une couche de pigments entre l'émail et la dentine.

 

 

_ Les nageoires pectorales __________________________________________________________________________________________________
 

 

Les nageoires pectorales font office de gouvernail.

Elles fournissent la poussée nécessaire à la propulsion et permettent aussi au requin de régler sa position ainsi que de pouvoir se soulever.

 

 

Elles prennent leur origine derrière la tête et s’étirent vers l’extérieur.

 

 

_ La première nageoire dorsale _______________________________________________________________________________________________
 

 

Grâce à elle, le requin peut nager en ligne droite. Elle agit comme un stabilisateur.

Les forces se compensent avec celles de la poussée exercée par la nageoire caudale.

 

 

Cette nageoire peu avoir ou pas des épines à sa base.

Quand il y en a, elles ont un rôle défensif et peuvent aussi être associées à des glandes sous la peau qui produisent une substance irritante.

 

Cette nageoire  peut être élevée en aileron ou, au contraire, surbaissée.

 

 

_ La queue _______________________________________________________________________________________________________________
 

 

Selon les espèces, la forme de la queue est différente en fonction des besoins et du mode de vie du requin.

 

La nageoire caudale peut être arrondie au bout.
La nageoire caudale peut être tronquée ou débouche sur un plus ou moins à la verticale de bord.
La nageoire caudale peut être fourchue, ou en deux branches.
La nageoire caudale peut être échancrée, ou avec une légère courbe vers l'intérieur.
La nageoire caudale peut être semi-lunaire, ou en forme de croissant de lune.

 

 

 

 

 

 

_ Les nageoires pelviennes __________________________________________________________________________________________________
 

 

Elles se trouvent près du cloaque et ont également un rôle de stabilisateur.

Chez les mâles, elles ont une fonction secondaire car augmentées d’un organe copulatoire appelé aussi clasper.

 

 

Chez les mâles, elles ont une fonction secondaire puisqu'elles sont  modifiées en organes copulatoires appelés ptérygopodes.

 

 

_ Les ptérygopodes ________________________________________________________________________________________________________
 

 

Il s'agit de l'organe reproducteur "double" des mâles appelé ptérygopodes.

Ce sont des rouleaux de cartilage devenus rigides par le calcium chez l'adulte mâle.

Muni de deux ptérygopodes, le requin ne peut toutefois n'en utiliser q'un seul à la fois.

 

 

Les ptérygopodes sont des nageoires modifiées, dont l'une pénètre le cloaque de la femelle lors de la reproduction et s'ouvre en corolle.

Le second se contracte et favorise l'émission spermatique qui suit le conduit du ptérygopode introduit.

 

 

Les mâles possèdent aussi une paire de testicules; cependant, le droit est toujours plus développé que le gauche, qui peut être plus petit ou tout

simplement absent. Les testicules sont internes; ils sont situés à l'extrémité antérieure de la cavité abdominale à l'intérieur de l'organe épigonal.

Les tractus urinaire et reproductif se rejoignent pour former le sinus urogénital, d’où le sperme est libéré dans le sillon des ptérygopodes, qui est introduit dans la femelle lors de la copulation.

 

 

_ La nageoire anale ________________________________________________________________________________________________________
 

 

Grâce à elle et aux deux nageoires dorsales, le requin peut nager en ligne droite.

Les forces se compensent avec celles de la poussée exercée par la nageoire caudale.

 

 

Elle est absente chez certaines espèces de requins.

 

 

_ La deuxième nageoire dorsale ______________________________________________________________________________________________
 

 

Grâce à elle, le requin peut nager en ligne droite. Elle agit comme un petit stabilisateur.

Les forces se compensent avec celles de la poussée exercée par la nageoire caudale.

 

 

Cette nageoire peu avoir ou pas des épines à sa base.

Quand il y en a, elles ont un rôle défensif et peuvent aussi être associées à des glandes sous la peau qui produisent une substance irritante.

 

Cette nageoire est plus pette que la première nageoire dorsale et elle est adipeuse.

 

 

_ La carène ______________________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

 

_ L'échancrure précaudale ___________________________________________________________________________________________________
 

 

Cette échancrure assure une meilleure amplitude des mouvements de la nageoire caudale.

 

 

Sa forme est plus ou moins marquée en fonction du mode de vie du requin.

Un requin attrapant ses proies en pleine eau aura une échancrure plus forte que le requin benthique.

 

 

_ La nageoire caudale ______________________________________________________________________________________________________
 

 

Cette grande nageoire permet au requin de se propulser et de pouvoir changer brutalement de direction.

Cette nageoire est constituée de deux lobes qui peuvent avoir la même taille (homocerque) ou des tailles différentes (hétérocerque).

Sa forme varie selon les espèces.

 

 

Cette nageoire est, selon les espèces, plus ou moins asymétrique.

Celle du requin renard l’est particulièrement. Cela lui procure un outil de chasse très efficace.

 

 

_ L'encoche ______________________________________________________________________________________________________________
 

 

Selon les espèces, l'encoche est présente ou non.

 

 

Elle joue un petit rôle dans l'aérodynamisme du requin.

 

 

Les nageoires

 

_ Propulsion et gouvernail ___________________________________________________________________________________________________
 

 

 

 

Le squelette des nageoires est allongé et soutenu par des rayons mous et non segmentés nommés cératotriches, filaments à base d'une protéine élastique ressemblant à la kératine cornée des cheveux et des plumes. La plupart des requins ont huit nageoires.

 

Les requins utilisent leur nageoire caudale pour se propulser et changer brutalement de direction, les nageoires pectorales font office de gouvernail selon le même principe que les ailerons d'avion, la ou les nageoires dorsales servent de stabilisateurs.

 

La plupart des requins sont obligés de nager en permanence, même à faible vitesse, afin de maintenir un courant d'eau apportant suffisamment d'oxygène à leurs branchies. Il arrive cependant que certains requins, plus particulièrement ceux vivant à proximité de récifs, se reposent sur le fond en se mettant face au courant, ce qui est suffisant pour qu'ils capturent l'oxygène nécessaire à leur métabolisme.

 

La vitesse et l'accélération dépendent de la forme de la nageoire caudale. Les formes varient considérablement entre les espèces de requins, en raison de leur évolution dans des environnements distincts. Les requins possèdent une nageoire caudale hétérocerque ; la partie dorsale est généralement plus grande que la partie ventrale.

 

 

La colonne vertébrale du requin s'étend dans la partie dorsale, fournissant une plus grande surface pour la fixation du muscle.

 

Cela permet une nage plus efficace compensant la flottabilité négative des poisson cartilagineux,

contrairement à la plupart des poissons osseux qui possèdent une nageoire caudale homocerque.

 

 

La peau

 

_ Armure et protection ______________________________________________________________________________________________________
 

 

Contrairement aux poissons osseux, les requins ont un corset cutané complexe fait de fibres de collagène flexibles

et disposées de façon hélicoïdale en réseau autour de leur corps.

 

Ce sont les écailles placoïdes appelées denticules qui proviennent de l’évolution des écailles de leurs ancêtres poissons.

 

 

Ces denticules dermiques leur donnent des avantages hydrodynamiques, car ils réduisent la turbulence lors de la nage.

 

 

 

La peau des requins recèle plusieurs milliers de denticules cutanées lui donnant une texture de papier émeri.

Elles sont fixées sur une plaque basale qui est enchâssée dans le derme et leur pointe sort de la peau, tournée vers la queue.

 

La plaque basale est constituée de tissu osseux et est reliée au derme par des fibres de tissu conjonctif.

Quant à l'épine de l'écaille, elle est souvent supportée par un pédoncule caudal et est recouverte d'émail.

 

 

 

Tous les requins possèdent des denticules, trop dures pour être colonisées par des bactéries.
Elles sont naturellement courbées vers l'arrière du corps par soucis d'hydrodynamisme et sont serrées les unes contre les autres.

 

 

 

Tout commes les dents du requin, les denticules poussent continuellement. Un requin peut perdre jusqu'à 20.000 denticules sur une année.

 

L'écaille (A), composée d'une plaque et d'une pointe, naît dans le (4) où s'est formée une papille (1).

La plaque basale (2) et l'épine (3), qui pénètre dans l'épiderme (5) sont issues de la papille dermique.

L'épine (B,C) est entourée par la couche inférieure de l'épiderme (7), qui produit le revêtement d'émail (6).

Au fur et à mesure la papille s'élargie pour former la partie interne de l'épine, qui comprend une pulpe riche en vaisseaux sanguins et de dentine.

 

 

 

L'eau s'engouffre en effet dans ces micro-rainures qui engendrent de minuscules tourbillons, ou remous verticaux, qui maintiennent alors l'eau près du corps de l'animal. Cela diminue l'effet de résistance du fluide. Le phénomène est connu sous le nom de l'effet Riblet.

 

 

 

Ces surfaces rainurées permet un ralentissement de l'écoulement de l'eau sur la peau et donc un frottement plus faible lors de la nage.

 

 

 

Les écailles des femelles sont plus épaisses que celles des mâles dans le but de se protéger de leurs morsures lors de l’accouplement.

 

 

Galeocerdo cuvieri (a); Sphyrna lewini (b); Mustela canis (c); Carcharinus falciformis (d).

 

Chaque espèce de requins à sa propre écaille caractéristique.

De plus, on peut distinguer les écailles des mâles et des femmels au sein de la même espèce.

 

 

 

_ La livrée _______________________________________________________________________________________________________________
 

 

Les requins possèdent une livrée composées de plusieurs couleurs en  fonction de leur environnement et de leur mode de chasse.

La grande majorité des requins jouent sur le mimétisme ce qui leur permet de surprendre leurs proies.

 

 

 

En général, les requins  chassant en pleine mer ont un dos sombre pour ne pas être vu de la surface et un ventre clair pour ne pas être vu du fond.

C'est le cas du grand requin blanc.

 

 

 

Certains requins chassant sur les fonds ont développé des extensions pour attirer leurs proies ou se fondre dans le décor.