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Les actualités 2020  
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-  20 novembre, futura-sciences.com -

 

Image rare d'une loutre de mer qui s'attaque à un requin

 

C'est un peu le monde à l'envers : alors que l'on a l'habitude de voir des requins s'attaquer aux phoques et autres mammifères marins, une équipe de biologistes
a photographié début novembre une loutre de mer en train d'essayer de dévorer un requin-buffle aussi gros qu'elle. Les images ont été partagées sur Twitter et
Facebook par l'ONG Sea Otter Savvy, qui note que le requin n'a finalement pas été consommé mais simplement « grignoté ».

La loutre a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre.

 

 

« À ma connaissance, c'est la première capture documentée d'un requin par une loutre de mer, assure Michael Harris, un biologiste spécialiste des loutres de mer.
On sait que les loutres de mer peuvent capturer des gros poissons comme les raies, mais c'est assez rare ».

Les loutres de mer se contentent d'habitude de petits invertébrés comme les oursins, les palourdes ou les crabes.

 

 

Le requin-buffle, bien que de plus petite taille qu'un grand requin blanc (entre 70 centimètres et un mètre), n'en possède pas moins une puissante mâchoire
qui lui sert à broyer la carapace des crabes et autres crustacés dont il se nourrit. Il n'a apparemment pas pu s'en servir pour riposter contre son assaillant.

 

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-  17 novembre, leparisien.fr -

 

Les orques ont-elles fait fuir les grands requins blancs au large du Cap ?

 

En 2017, les restes de cinq requins blancs tués par des orques ont été retrouvés à Gaansbai, en Afrique du Sud.
Cela pourrait être une explication plausible à l'absence de plus en plus flagrante de squales, près des côtes sud-africaines. La présence d'orques,
des superprédateurs surnommés les « baleines tueuses », est sans doute à l'origine de la disparition du grand requin blanc dans certaines zones au large du Cap,
selon un rapport gouvernemental sud-africain. Présents en Afrique du Sud, les requins blancs ont disparu de certaines de ses côtes ces dernières années, certains
imputant le phénomène à la chasse aux requins, d'autres à l'utilisation de filets de pêche dérivants ou encore à la surpêche.

 

 

Mais une autre hypothèse émerge des études menées par une équipe de neuf experts nationaux et internationaux désignés en mars par le gouvernement,
qui a lancé un ambitieux programme de protection des requins dont plusieurs espèces sont menacées ou en voie d'extinction.
« Il y a des preuves d'un lien de causalité avec l'apparition d'un groupe d'orques qui chassent les requins blancs », selon le rapport.

 

 

En 2017, les restes de cinq requins blancs tués par des orques ont été retrouvés à Gaansbai, au sud-ouest du pays. Un autre, tué de la même façon, a été retrouvé
sur la plage cette année, et ils pourraient être beaucoup plus nombreux, a démontré lors de la présentation du rapport la chercheuse en biologie marine, Alison Kock,
qui fait partie du panel d'experts. « À chaque fois, ça a été suivi par une chute immédiate du nombre de requins blancs » dans la région, sans doute fuyants le prédateur,
a-t-elle observé, ajoutant que des cas similaires ont été constatés aux États-Unis au large de la Californie (Ouest).

« Nous n'avons pas toutes les réponses », a toutefois conclu la spécialiste, recommandant de poursuivre les recherches.

 

 

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-  14 octobre, ladepeche.fr -

 

Nukumi, requin de tous les records

 

C’est une rencontre exceptionnelle pour les biologistes d’Ocearch : à l’occasion de sa dernière campagne de marquage des grands requins blancs conduite au large
de la Nouvelle-Écosse, à l’est du canada, une équipe de l’organisation de recherche marine à but non lucratif a croisé la route d’un spécimen de tous les records.

 

 

L’animal baptisé Nukumi qui signifie « grand-mère sage et légendaire » dans la langue des Micmacs, peuple amérindien de la côte nord-est d’Amérique, est
probablement l’un des plus gros requins jamais observé dans l’Atlantique Nord-Ouest, mais aussi sans doute l’un des plus vieux.

 

 

Géante des mers, cette femelle âgée de 50 ans pèse en effet plus de deux tonnes et mesure plus de 5 mètres de long, et fait tomber le précédent record établi en 2012
par Mary Lee. Comme Nukumi, cette autre femelle capturée par Ocearch – 4,8 mètres et 1,5 tonne – a été équipée d’une balise qui permet à l’association, mais
également au grand public, de suivre ses déplacements sur son immense territoire marin, des côtes du Massachusetts au large de la Floride et des Bermudes.

 

 

Pendant la brève captivité de Nukumi, les bénévoles d’Ocearch ont réalisé une série de prélèvements de sang et de bactéries qui permettront d’améliorer nos
connaissances sur les requins . Ces animaux qui peuvent vivre jusqu’à 60 ans sont un maillon essentiel de l’écosystème marin. Dans la région de l’Atlantique
Nord-Ouest, ils contribuent à la préservation des stocks de poissons qui, sans eux, seraient décimés par les populations de phoques.

 

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-  29 septembre, news.fr -

 

Covid-19 : 500 000 requins pourraient être tués pour produire un vaccin

 

Et si la pandémie de Covid-19 finissait par provoquer un massacre de requins ? Absolument pas concernés directement par la maladie, les squales pourraient
en revanche être des victimes collatérales de la production intensive de vaccins à venir dans les prochains mois, dénonce l’association américaine de défense
de ce type de poissons Shark Allies. Comme l’explique L’Indépendant, les requins produisent dans leur foie une substance utilisée dans la confection des sérums
en cours d’élaboration, le squalène. “Il est en effet utilisé comme adjuvant, qui accroît l'amplitude de la réponse immunitaire”, précise le quotidien régional.
Un rôle déjà joué par la même huile dans la préparation d’autres vaccins depuis des années.

 

 

L’association Shark Allies estime que récolter une tonne de squalène nécessite de tuer 3000 requins. En partant de cette base, les défenseurs des squales ont
calculé qu’il faudrait abattre 250 000 prédateurs marins pour produire des vaccins pour l’ensemble de la population humaine. Ce sont donc au total 500 000 requins
qui pourraient être “sacrifiés” pour permettre à l’humain de repousser la menace du Covid-19. Ce demi-million d’individus s’ajouterait alors aux quelques 3 millions
de requins qui sont déjà tués chaque année pour récolter le fameux squalène, également utilisé dans certains mélanges cosmétiques et industriels.

 

L’association Shark Allies entend donc éviter le massacre en lançant une pétition, mais aussi en présentant des solutions alternatives. L’association rappelle
ainsi que l’huile en question peut aussi être obtenue à partir de végétaux, moyennant cependant un temps d’extraction sept fois plus long.

 

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-  20 septembre, fredzone.org -

 

Apparemment, le squelette des requins était autrefois également constitué d'os

 

Comme nous le savons, le squelette des requins est fait de cartilage, mais non d'os comme c'est le cas chez les poissons osseux.
Vu que la majorité des animaux est passée d'un squelette en cartilage à un squelette osseux, les scientifiques ont longtemps suggéré que les squales
n'ont pas évolué de la même manière et qu'ils sont juste restés comme ils étaient.

 

 

Mais après des études portant sur les restes fossilisés du crâne d'un Minjinia turgenensis, un placoderme récemment découvert, des chercheurs contredisent
l'hypothèse selon laquelle les requins sont restés sur le bord du chemin de l'évolution. D'après les chercheurs, le Minjinia turgenensis a vécu au cours du Dévonien
précoce, il y a 410 millions d'années. Grâce aux analyses menées sur ce fossile, le Dr Martin Brazeau, chercheur au Département des sciences de la vie de l'Imperial
College de Londres (Angleterre), et son équipe suggèrent que les requins auraient déjà eu, au cours de leur évolution, des ancêtres pourvus d'un squelette osseux.

 

En analysant le crâne du Minjinia turgenensis, les scientifiques ont trouvé un os endochondral étendu, un os primaire dur et riche en cartilage, qui va servir de point
de départ à la constitution du squelette, juste après la naissance. Cette découverte est une première, car avant ce fossile de Minjinia turgenensis, aucun autre
placoderme déjà répertorié ne disposait d’un os endochondral. Et comme les requins et les autres poissons possédant un squelette osseux descendent des
placodermes, cette équipe pense que le squelette cartilagineux des requins est finalement le fruit de l'évolution.

 

Suite à ce constat, les chercheurs avancent donc qu’au cours de leur évolution, les ancêtres des requins étaient probablement pourvus de squelettes en os,
pour à nouveau s’en débarrasser et revenir à un squelette constitué de cartilage.

 

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-  08 septembre, courrierinternational.com -

 

Le requin préhistorique mégalodon faisait 16 mètres

 

Un requin dont la nageoire dorsale fait la taille d’un humain, c'est ce que révèle l'étude publiée dans Scientific Reports le 3 septembre.
Selon les chercheurs, le mégalodon – disparu il y a environ trois millions d'années – aurait fait 16 mètres de long, avec une tête de 4,6 mètres de long.
À titre de comparaison, sa nageoire dorsale fait 1,6 mètre, soit trois centimètres de moins que la taille moyenne d'une femme française.

 

 

Ce n'est pas la première fois que des scientifiques se penchent sur les dimensions du mégalodon. Les chercheurs utilisaient jusqu'ici le grand requin blanc
comme point de comparaison, avec des dents fossilisées de l'espèce disparue. “Il est extrêmement risqué de vouloir déduire la taille d'animaux disparus, surtout
quand ils étaient beaucoup plus grands que leurs parents actuels”,
 reconnaissent les auteurs de l'étude.

 

Cette fois-ci – et c'est une première –, les chercheurs de l'université de Bristol et de Swansea (pays de Galles) ont estimé la taille du mégalodon grâce à l'étude
de cinq requins contemporains de l'ordre des Lamniformes. Considérant que les proportions de ces cinq espèces (Carcharodon carcharias, Isurus oxyrinchus,
Isurus paucus, Lamna ditropis et Lamna nasus)
 ne changent pas quand les bêtes grandissent, “nous nous sommes livrés à des extrapolations morphologiques
pour déduire les dimensions du mégalodon”, 
écrivent les auteurs de l'étude dans la revue Scientific Reports.

 

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-  25 août, rtbf.be -

 

Des chercheurs percent le secret des requins fluorescents

 

Ce n'est pas forcément la meilleure façon de passer inaperçu mais certains requins, tapis au fond des océans, émettent une lumière fluorescente verte.
On sait désormais comment.

 

 

"C'est très différent de toutes les autres formes de fluorescence marine", notamment des méduses ou du corail, explique l'un des coauteurs, David Gruber,
professeur à la City University de New York. C'est une petite molécule plutôt qu'une protéine.

"Cela montre que les animaux font indépendamment évoluer cette capacité à absorber la lumière bleue de l'océan pour la transformer en d'autres couleurs",
poursuit le biologiste marin.

 

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- 11 août, cnews.fr -

 

Un grand requin blanc saute à plus de 4 m de haut, un record

 

L'équipe de tournage de l'émission «Air Jaws», diffusée sur la chaîne Discovery, a eu la chance de capturer le saut record d'un grand requin blanc.
Ce dernier a sauté à plus de 4 mètres au-dessus de la surface de l'eau.

 

Les images ont été tournées au large de la côte sud-africaine, à Seal Island, a rapporté Fox News. Une équipe de scientifiques s'était rendue sur les lieux dans
l'optique d'observer la colonie de grands requins blancs, mais surtout d'étudier leur méthode de chasse, qu'ils appellent «breaching», basée sur la rapidité et la force
de l'animal marin. Celle-ci est exclusivement pratiquée par les grands requins blancs du Cap. Dans la pratique, l'animal tapi au fond de l'eau guette sa proie.

 



Une fois identifiée, le requin s'élance alors à toute vitesse pour surgir hors de l'eau et l'attraper en retombant. C'est au cours de l'une de ces chasses que Chris Fallows,
un des spécialistes en grands requins blancs de l'émission, a pu capturer un saut hors du commun pour un tel animal. L'envol est estimé par l'équipe à 4,5 mètres de
hauteur au-dessus de l'eau.

 

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- 06 août, actu.fr -

 

Trois bébés requins d'une espèce quasi menacée sont nés à l'aquarium de Lyon

 

Mardi 4 août, un incroyable évènement est survenu à l’Aquarium de Lyon (Rhône). Trois bébés requins à pointe noire sont venus au monde.
Une première pour cet aquarium de 2 500 m².

 

 

L'arrivée de ces trois bébés requins est « un grand et rare événement » rappelle l'Aquarium de Lyon.
À tel point que ces naissances ont été placées « sous haute surveillance ». Il ne s'agit pas de n'importe quels poissons.
Ces trois nouveaux bébés requins appartiennent à une espèce « quasi menacée ».
Ces requins à pointe noire sont « des animaux vivipares, le bébé requin est donc déjà formé lorsqu'il est expulsé par sa mère » explique l'Aquarium.
Présents au moment de leur naissance, les soigneurs sont venus les récupérer « pour éviter qu’ils ne se fassent manger par les autres habitants du bassin ».

 

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- 25 juin, cnews.fr -

 

Un grand requin blanc filmé par un drone, nageant parmi les surfeurs

 

L'histoire finit bien mais les images ont de quoi faire frémir. En Afrique du Sud, un jeune garçon de 14 ans a filmé,
grâce à son drone, un grand requin blanc nageant tout près d'un groupe de surfeurs qui ne l'avaient à priori pas remarqué.

 

 

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- 17 juin, trustmyscience.com -

 

Quelles seraient les conséquences si les requins disparaissaient

 

Les requins s’installent dans les écosystèmes du monde entier, y compris les habitats de mangroves peu profonds, les récifs coralliens tropicaux, les eaux glaciales de l’Arctique et l’immensité de l’océan. Indépendamment de l’endroit où vivent les requins ou de leur taille, ils sont tous des prédateurs et, par conséquent, sont d’une importance vitale pour la stabilité de leurs habitats, explique Jenny Bortoluzzi, zoologue au département de zoologie du Trinity College de Dublin. Les requins-chasseurs de poissons éliminent les individus faibles et malades, garantissant que la population de poissons reste en bonne santé et à une taille que les ressources de l’habitat peuvent supporter. Ces redoutables prédateurs peuvent même aider à préserver leurs écosystèmes grâce à leur seule présence. Par exemple, les requins-tigres (Galeocerdo cuvier) qui vivent dans les herbiers marins effraient les tortues et les empêchent de trop diminuer la végétation par une consommation excessive.

 

Les requins jouent également un rôle dans la régulation de la production d’oxygène dans l’océan, en se nourrissant de poissons qui dévorent le plancton générateur d’oxygène. Les environnements des récifs coralliens sont un autre bon exemple de l’importance des requins pour la biodiversité globale et la santé des écosystèmes, indique Toby Daly-Engel, professeur au département des sciences marines et directeur du Shark Conservation Lab.

 

 

« Si les requins disparaissent, les petits poissons explosent en population, car rien ne les mange. Très bientôt, leur nourriture — plancton, micro-organismes, petites crevettes — finirait par disparaître, donc tous les petits poissons finissent par mourir de faim ». Lorsque cela se produit, les algues et les bactéries pénètrent dans le récif, recouvrant le corail qui ne peut plus photosynthétiser. « Le corail mourra, ne laissant que son squelette, qui finira par se transformer en calcaire. Ensuite arrivent des animaux comme les étoiles de mer et les oursins ; nous appelons ces animaux des brouteurs. Donc, au lieu d’un tas d’espèces différentes — requins, poissons osseux, invertébrés et mollusques — vous vous retrouvez avec un récif avec quatre à cinq espèces, c’est un récif mort ».

 

Les requins jouent un autre rôle important dans les réseaux trophiques océaniques : ils sont la nourriture des carnivores marins. Les grands requins blancs morts qui se sont échoués sur les plages sud-africaines sans leur foie auraient été victimes d’attaques orques. Et des séquences vidéo ont récemment montré un requin rousset (Squalus clarkae) dévoré entier par un mérou au fond de l’océan Atlantique. Même les poulpes sont connus pour se nourrir de requins.

 

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- 12 juin, futura-sciences.fr -

 

Un photographe immortalise un requin qui se serait battu avec un calmar géant

 

Au large des côtes d' Hawaii, un photographe a croisé la route d'un requin longimane portant des marques intrigantes. D'après une nouvelle étude, elles pourraient être les traces d'un combat entre le squale et un calmar géant. Une observation inédite pour les scientifiques. Des requins, Deron Verbeck en a croisé des centaines au large des côtes de Kailua-Kona à Hawaii où il vit. Mais c'est un spécimen très particulier que le photographe a rencontré lors d'une plongée à l'été 2019. Un requin longimane portant sur l'un de ses flancs des marques étranges, une série de cercles blancs remontant jusqu'à son aileron. Il n'est pas rare que les squales portent des cicatrices. Elles sont même souvent utilisées par les scientifiques pour reconnaître les spécimens. Mais Deron Verbeck n'en avait encore jamais vu des semblables.

 

 

Intrigué, le photographe a capturé plusieurs clichés du requin et est rentré chez lui pour les observer de plus près sur son ordinateur. Les cercles blancs sont alors devenus plus surprenants encore. En zoomant, l'homme a constaté qu'ils ressemblaient à des anneaux de succion tels que ceux provoqués par des ventouses. "J'ai pensé, nom d'un chien !", a raconté Deron Verbeck au National Geographic. C'est alors qu'il avait posté la photo sur Facebook que l'histoire a pris une tournure inattendue. Le photographe a été contacté par Yannis Papastamatiou, écologue spécialisé des requins à l'université internationale de Floride à Miami.

 

 

 

"Il m'a dit : enlevez ça d'internet ! Personne n'a encore vu ça avant", a-t-il expliqué. Car l'homme avait vu juste, ces marques ne ressemblaient pas à celles laissées par un requin et pour cause, elles viennent d'une espèce bien différente. Dans une étude publiée par la revue Journal of Fish Biology, le Dr. Papastamatiou et ses collègues dévoilent les résultats de leurs observations et de leurs recherches. Selon l'équipe, le requin aurait été victime des tentacules d'un céphalopode dont l'espèce reste à déterminer. Mais une chose est sûre, le spécimen était de taille imposante. Au vu des marques, les chercheurs pensent que le calmar faisait au moins la taille du requin, soit au moins deux mètres de long, mais pouvait être bien plus grand. L'assaillant pourrait ainsi appartenir à l'espèce de calmar géant Architeuthis dux ou bien à un autre genre de grand céphalopode tel que Thysanoteuthis ou Megalocranchia. Si l'affaire a retenu l'attention des scientifiques, c'est que les photos capturées par Deron Verbeck seraient la première preuve scientifique d'une interaction entre un requin et un calmar de grande taille, des prédateurs qui n'évoluent généralement pas aux mêmes profondeurs.

 

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- 06 juin, cnews.fr -

 

Une femelle requin enceinte parcourt  1 000 km pour éviter les mâles

 

Un grand requin blanc femelle est actuellement en train de nager à plus de 1.000 km de la côte nord-est des États-Unis, car, enceinte, elle cherche à éviter les mâles souhaitant s'accoupler, selon les experts. Les scientifiques suivent le requin de 15 pieds de long et de plus de 900 kg grâce à un appareil depuis septembre 2019, a rapporté le Daily Mail. La femelle, prénommée Unama'ki, a été balisée au large des côtes de la Nouvelle-Ecosse au Canada, comme le montrent les images publiées par le journal britannique. Depuis, elle est restée près du littoral, prenant sept mois pour descendre jusqu'à la baie de Mexico.

 

 

Mais le mois dernier, les chercheurs ont observé qu'Unama'ki a quitté la côte est des États-Unis et s'est enfoncée plus profondément dans l'océan.
Les experts disent qu'en plus d'éviter les tentatives d'accouplement des mâles, la température de l'eau est plus favorable aux jeunes requins.
Aussi, les sources de nourriture sont idéales pour les petits.

 

 

Les chercheurs d'OCEARCH, une organisation à but non lucratif qui étudie les grands requins blancs et autres grands prédateurs, traquent la femelle par le biais d'un dispositif placé sur sa nageoire dorsale. Grâce à l'appareil leur fournissant des données sur ses mouvements, ils espèrent identifier les sites clés pour l'espèce et obtenir plus d'information pour sa conservation. Unama'ki pourrait bientôt retourner dans les eaux au large de la Nouvelle-Écosse au Canada, si les données que les experts ont recueillies sont exactes. À ce jour, l'équipe pense qu'il y a deux sous-populations de grands requins blancs dans ces eaux et que l'une d'elles pourrait se rassembler près de la Nouvelle-Ecosse.

 

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- 31 mai, goodplanet.info -

 

L'importance des requins

 

 

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- 12 mai, sciencepost.fr -

 

La douane de Hong Kong saisit 26 tonnes d'ailerons de requins protégés, un record

 

Même en période de crise sanitaire de Covid-19, les activités illégales continuent, notamment le braconnage et les échanges qui y sont liés. Dans un article du 6 mai 2020, le quotidien hongkongais South China Morning Post explique que les autorités douanières ont effectué la plus grosse saisie d’ailerons de requins de l’histoire du pays. En effet, pas moins de 26 tonnes d’ailerons ont été saisies, pour une valeur totale de plus d’un million de dollars américains.

 

 

La cargaison se trouvait dans deux containers en provenance d’Amérique du Sud, arrivée en janvier 2020 à 10 jours d’intervalle. Or, les deux containers proviennent du même expéditeur équatorien et le destinataire n’est autre qu’une entreprise de logistique de Hong Kong. Le responsable de la société a été arrêté mais relâché ensuite, dans l’attente d’une enquête plus approfondie. Selon les responsables de la saisie, un élément a été déterminant, permettant de forts soupçons. En effet, la description de la cargaison était écrite en espagnol, l’identifiant comme étant du poisson séché. Or, il est très rare que les cargaisons soient décrites dans une autre langue que l’anglais. De plus, les autorités douanières hongkongaises ont déjà par le passé intercepté des ailerons de requins en provenance d’Équateur.

 

Les 38 500 ailerons emballés dans 300 sacs en nylon appartenaient à deux espèces de requins protégées : le requin-renard (Alopias vulpinus) et le requin soyeux (Carcharhinus falciformis). Les autorités ont pu identifier la répartition des ailerons entre les deux espèces : 31 000 pour le requin-renard et 7 500 pour le requin soyeux. Les autorités estiment qu’une grande partie de la cargaison était destinée à la consommation locale, c’est dire aux restaurants et autres magasins de Hong Kong. Pour WWF-Hong Kong, cette saisie ne signifie pas forcément une augmentation de la demande. En revanche, il se pourrait bien que les commerçants illégaux aient vu une opportunité, alors que les forces de l’ordre sont très mobilisées dans les efforts de lutte contre l’épidémie de Covid-19.

 

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- 28 avril, breakingnews.fr -

 

Quelque chose s’attaque aux énormes requins blancs

 

Cette année, cinq carcasses de ces requins mortels ont été emportées par l’eau salée, avec des restes de 2,7 à 4,9 mètres. Ils ont tous subi une blessure brutale similaire, un trou passant entre leurs nageoires pectorales et le foie.

 

 

L’épaulard a généralement des requins en vue, ce n’est pas inhabituel. On sait que différents groupes de mammifères marins se spécialisent dans divers types d’aliments, ceux situés sur la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord se concentrant sur les poissons, tandis que certaines sous-populations en Antarctique se concentrent sur les petits rorquals, par exemple. Les orques sont connues pour attaquer les requins et les raies, laissant le reste de leurs carcasses dériver à travers les eaux. Les viscères recherchés par les baleines sont le foie.

 

 

On pense qu’ils préfèrent cet organe en raison du contenu énergétique élevé que contient cet organe. Il est également très nutritif et succulent.

 

D’une manière différente et particulière, les requins n’ont pas de vessie natatoire pour aider à la flottabilité comme les autres animaux qui habitent la mer. Au lieu de cela, ils ont développé un foie plein d’huile, qui a la fonction bipartite de les aider à monter et descendre la colonne d’eau, tout en leur fournissant de l’énergie. Tout en fournissant de l’énergie. La mauvaise chose est que l’épaulard semble avoir détecté cette caractéristique.

 

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- 06 avril, fr.sputniknews.com -

 

Combien d'années vit le requin-baleine, le plus grand poisson du monde

 

Les essais de bombes atomiques effectués au milieu du XXe siècle ont aidé les scientifiques à confirmer que le requin-baleine, plus grand poisson au monde, était l’un des animaux à la plus grande longévité de notre planète. À quelque chose malheur est bon: cette expression illustre une recherche scientifique qui a permis d’évaluer l’âge des requins-baleines. Une équipe internationale de chercheurs s’est concentrée sur les vertèbres des plus grands poissons du monde, ces lignes ressemblant aux cernes d'un tronc d'arbre dont le nombre augmente avec l'âge. Sur la base de la datation par le radiocarbone, les chercheurs ont étudié les bandes de croissance sur 11 échantillons de vertèbres de deux requins-baleines âgés de 35 et 50 ans, indique une étude publiée par Frontiers in Marine Science. Et il en ressort que ces créatures vivent très longtemps.

 

 

« La longévité absolue de ces animaux pourrait être très, très importante, peut-être jusqu'à 100-150 ans », a déclaré à BBC News l’un des auteurs des recherches, Mark Meekan, de l'Institut australien des sciences marines de Perth.

 

Ces requins, absolument inoffensifs, sont très populaires auprès des touristes dans de nombreux endroits, car ils permettent aux plongeurs de nager à leurs côtés. Dans de nombreuses régions tropicales, ils sont devenus une attraction majeure.

 

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- 03 mars, futura-sciences.com -

 

Surprise : les requins sont plus actifs dans les eaux froides

 

Les zones tropicales sont bien plus riches en biodiversité que les zones tempérées, ce qui s'expliquait jusqu'ici par la pression de la prédation qui s'exerce sur les espèces. Mais, patatras ! Une nouvelle étude montre au contraire que les grands poissons prédateurs, comme les requins, sont beaucoup plus actifs dans les plus basses latitudes. De quoi faire perdre leur latin aux partisans de l'évolution darwinienne.

 

Les régions tropicales du globe abritent une bien plus grande biodiversité que les zones tempérées. Une tendance observée aussi bien pour les espèces éteintes que vivantes, les plantes et les animaux, dans les environnements terrestres et marins. On dénombre par exemple 620 espèces d'arbres dans toute l'Amérique du Nord contre 22.500 espèces dans les zones tropicales. De même, il existe moins de 100 espèces d'oiseaux nicheurs dans les régions de haute latitude d'Amérique du Nord contre plus de 300 espèces au Mexique central. La principale théorie pour expliquer ce phénomène est celle de l'interaction biotique : la prédation étant plus intense dans les zones tropicales, cela encourage une évolution plus rapide des espèces, ce qui amène en retour plus de prédateurs, et ainsi de suite.

 

Cette théorie est pourtant aujourd'hui battue en brèche par une nouvelle étude parue dans Nature Communications, portant sur les poissons pélagiques. « Contrairement aux intuitions, nous avons constaté que la prédation est plus forte dans les zones tempérées et négativement corrélée à la richesse des espèces des poissons », expliquent les auteurs. Ces derniers ont récolté des données portant sur 900 millions d'attaques de grands prédateurs marins (requin, thon, espadon, marlin...) sur une période de 55 ans, entre 1960 et 2014 aux différentes latitudes. Ces attaques sont mesurées par les navires de pêche qui mettent des appâts dans l'eau pour attirer les poissons prédateurs et les compter.

 

 

Résultat : les attaques sont plus fréquentes dans les régions tempérées que dans les eaux chaudes des tropiques, et ce, quelle que soit la région concernée (Pacifique, Atlantique, océan Indien). Plus précisément, la plupart des attaques ont lieu dans les latitudes moyennes, entre 30 et 60 degrés. Qui plus est, le nombre d'attaques n'est pas associé au degré de biodiversité d'une région donnée.

 

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- 20 février, fr.sputniknews.com -

 

Cette espèce de requin existe en Méditerranée depuis 3,2 millions d'années

 

Une équipe de chercheurs a révélé que les grands requins blancs (Carcharodon carcharias) sont présents en Méditerranée depuis 3,2 millions d’années, alors que de précédentes études indiquaient qu’ils n’y étaient que depuis 450.000 ans. Cette démonstration a été faite dans une étude publiée mardi 11 février dans le Journal of Biogeography. Selon ces recherches, les scientifiques ont constaté ce fait après avoir extrait et analysé l’ADN mitochondrial de dents, de mâchoires et de vertèbres de cette espèce récupérées dans des musées et des collections privées datant des XIXe et XXe siècles.

 

 

D’après la source, ces restes ont permis d'obtenir la plus grande ressource génétique relative au requin blanc de Méditerranée. Elle a ainsi pu être comparée avec celles des autres populations de requins dans le monde qui occupent quasiment toutes les eaux tempérées. Les scientifiques ont également révélé que les requins blancs de Méditerranée sont apparentés à ceux qui habitent dans l’océan Pacifique plutôt qu’aux espèces de l’Atlantique. Dans leur étude, les chercheurs ont expliqué que cette première espèce de requins avait franchi le passage entre les deux océans au niveau de l’Amérique Centrale, avant la formation de l’isthme de Panama, soit il y a plus de 3,5 millions d’années. Après avoir atteint l’Atlantique, ils se sont installés en Méditerranée.

 

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- 08 février, ipreunion.com -

 

Une barrière magnétique pour repousser les requins testée à La Réunion

 

Protéger les baigneurs et protéger les requins. C'est le double effet recherché dans le projet de la Sharksafe Barrier , une barrière à la fois physique et magnétique qui vise à isoler les squales des usagers de la mer. La chercheuse en biologie marine à l'origine du projet est la docteure Sara Andreotti, elle travaille essentiellement en Afrique du Sud. La barrière est ainsi composée de quatre rangées de tuyaux noirs, espacés d’un mètre. Des aimants sont inclus dans la partie extérieure de la barrière, ce qui forme un champ magnétique visant à repousser les squales.

 

L'utilisation d'ondes magnétiques pour faire fuir les requins n'est pas nouvelle. On la retrouve dans le "shark shield" . Un système de câble faisant office d'antenne et installé sur les planches des surfeurs notamment. Celui-ci génère un champ magnétique sur 8 mètres de diamètre environ. Un dispositif qui n'est pas létal pour les requins, mais qui provoque des spasmes musculaires chez eux. Cela dit, ce mécanisme n'est pas suffisant et reste un investissement personnel pour les usagers de la mer.

 

Seul le requin est gêné par les ondes électromagnétiques. "Les autres animaux marins peuvent traverser la barrière. C'est une technologie bien plus respectueuse de l'environnement, qui n'exclut que les squales des zones choisies. Les tuyaux aimantés ne blessent et ne tuent aucun animal" nous explique Sara Andreotti. Pour la chercheuse, le bénéfice est double : "les baigneurs seront protégés et la vie marine ne sera pas endommagée".

 

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- 01 février, sciencepost.fr -

 

Un requin vieux de 330 millions d'années découvert aux États-Unis

 

Des chercheurs ont découvert les restes d’un ancien requin vieux de 330 millions d’années dans une grotte du Kentucky.

Le parc national de Mammoth Cave, situé au centre de l’État du Kentucky, abrite une partie du Mammoth Cave System. Il s’agit du plus grand réseau souterrain au monde avec près de 600 kilomètres de galeries. Alors qu’ils exploraient le système de grottes, les chercheurs Rick Olson et Rick Toomey sont tombés sur plusieurs dents coincées dans l’une des parois. Ils décidèrent alors de prendre plusieurs photos et de les envoyer à Vincent Santucci, le paléontologue principal du National Park Service à Washington, DC, pour les aider à identifier les fossiles. Ce dernier transféra ensuite les photos à John-Paul Hodnett, paléontologue au Dinosaur Park, dans le Maryland. Rapidement, ce dernier a pu identifier plusieurs dents appartenant à un requin sur les images. Néanmoins, il fut ensuite intrigué par certaines d’entre elles qui semblaient associées à de grandes sections de cartilage fossilisé.

 

Crédit photo : John-Paul Hodnett

 

Trouver des dents de requins est assez courant. En revanche, les squelettes de requin, faits de cartilage, ont beaucoup plus de mal à se fossiliser, d’où son étonnement. Il décida alors de venir examiner lui-même ces vestiges. “Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre dans cette grotte.“, a-t-il expliqué au Courrier Journal. “Quand nous sommes arrivés sur les lieux, j’ai été stupéfait“. Bien que le paléontologue n’ait pas été en mesure d’isoler le squelette complet, il a tout de même réussi à identifier un crâne, une mâchoire inférieure, un peu de cartilage et plusieurs dents extrêmement bien conservées.

 

Crédit photo : John-Paul Hodnett

 

Selon le paléontologue, ces restes fossilisés appartiennent à une espèce de requin connue sous le nom de Saivodus striatus. Ce dernier devait avoir la même taille qu’un grand requin blanc. Cette espèce évoluait  entre 340 et 330 millions d’années, à la fin de la période géologique du Mississippien. À l’époque, la région était bien différente et submergée sous des mers tropicales peu profondes. Il n’est donc pas étonnant de trouver des fossiles marins dans le coin.

 

D’ailleurs, ce n’est pas le seul requin découvert dans ce système de grottes souterraines. À ce jour, mes restes de plus de cent spécimens individuels ont été retrouvés coincés dans le plafond et les murs de certaines galeries. Tous appartiennent  en revanche à des spécimens plus petits et plus récents. Et il pourrait y en avoir d’autres ! “Nous venons simplement de gratter la surface“, souligne en effet John-Paul Hodnett.

 

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- 28 janvier, nationalgeographic.fr -

 

Comment ces requins ont évolué pour être capables de marcher

 

Les requins parcourent les océans depuis des centaines de millions d'années. Après tout ce temps, de nombreuses espèces ont à peine changé mais d'autres requins étranges évoluent encore aujourd'hui et certains ont même appris à marcher. Ce sont les requins marcheurs. Ces créatures d'un mètre de long environ vivent près de l'Australie et comme leur nom l'indique, leurs mouvements s'apparentent à la marche : ils déplacent leur nageoire pectorale vers l'avant et leur nageoire pelvienne vers l'arrière pour avancer sur les fonds marins ou, à marée basse, sur les récifs coralliens en dehors de l'eau. Cette mobilité permet aux requins de se déplacer d'une mare résiduelle à l'autre sur le récif et de jeter leur dévolu sur les crabes, les crevettes, les petits poissons…bref, sur tout ce qu'ils peuvent trouver.

 


Crédit photo : Mark V Erdmann

 

À présent, une étude menée sur le long terme par un groupe international de collaborateurs a permis de révéler quatre nouvelles espèces de requins marcheurs depuis 2008, portant le nombre total d'espèces à neuf. Dans un article publié la semaine dernière par la revue Marine and Freshwater Research, les chercheurs ont également montré que ces espèces avaient toutes évolué au cours des neuf derniers millions d'années. C'est très inhabituel, déclare Gavin Naylor, directeur du Florida Program for Shark Research de l'université de Floride, puisque la plupart des requins évoluent lentement. À titre d'exemple, les requins-grisets qui habitent les profondeurs océaniques « semblent s'être figés dans le temps, » rapporte Naylor. « Des animaux de 180 millions d'années ont exactement les mêmes dents. »

 

Ce n'est pas le cas des requins marcheurs. Il est probable que ces animaux soient toujours en train d'évoluer dans leurs eaux tropicales natives au large de l'Australie, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de l'Indonésie orientale. « C'est peut-être le seul endroit sur Terre où la spéciation est toujours d'actualité pour les requins, » poursuit Naylor. L'étude de ces animaux permettra aux chercheurs de mieux comprendre les animaux et de saisir pourquoi « certains changent alors que d'autres restent les mêmes ».

 

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- 28 janvier, science-et-vie.com -

 

Comment une femelle requin a-t-elle pu faire des bébés toute seule ?

 

En 2016, quatre bébés requins-zèbres naissaient dans l'aquarium de Townsville, en Australie, sous les yeux médusés des soigneurs. Car l'aquarium n'était alors peuplé que de femelles ! Trois ans après avoir été séparée d'un mâle avec qui elle avait passé treize ans, une femelle requin s'est débrouillée pour concevoir trois bébés toute seule, tous femelles. Mieux, une fille issue de l'union du couple initial, qui cohabitait avec sa mère dans l'aquarium, a elle aussi donné naissance à son premier petit (également femelle) sans fertilisation masculine et sans avoir jamais connu la reproduction sexuée ! La mère aurait-elle, comme le font certaines femelles chez les insectes, stocké des spermatozoïdes issus de ses précédents accouplements ?

 


Crédit photo : Laurawolfartist

 

L'analyse génétique a vite balayé cette hypothèse : aucune trace de chromosomes masculins chez ces bébés requins. Les femelles s'étaient donc nécessairement reproduites toutes seules, par un mode de reproduction appelé parthénogenèse indépendant de toute sexualité : les embryons sont simplement des clones de leur mère.
La parthénogenèse est courante chez les plantes ou les bactéries, mais rare dans le monde animal et encore plus rare chez les vertébrés.

 

Pourtant, elle présente un intérêt considérable par rapport à la reproduction sexuée : elle permet l'expansion rapide d'une population, sans la perte d'énergie ni les dangers dus à la quête d'un partenaire, à la gestation, à l'accouplement et à la production de mâles qui n'enfanteront pas. Son désavantage : la diversité génétique très réduite qui en résulte. La parthénogenèse donne lieu à des populations où les individus se ressemblent tous et sont donc susceptibles d'être décimés en cas de catastrophe (nouveau prédateur, changement dans l'environnement...).

 

Tandis que la diversité génétique des individus issus d'une reproduction classique améliore les chances de survie de l'espèce. Ici, en l'absence de mâles, les femelles requins-zèbres se seraient donc tournées vers la reproduction asexuée afin de maintenir l'espèce. D'autres espèces de requins, de raies et de serpents avaient déjà démontré une reproduction parthénogénétique après plusieurs années en captivité.

 

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- 25 janvier, trustmyscience.com -

 

Quatre nouvelles espèces de requins-marcheurs découverts en Australie

 

La grande majorité des requins nagent pour se déplacer, mais certaines espèces particulières peuvent utiliser des moyens de locomotion plus singuliers.
C’est le cas des requins-marcheurs, c’est-à-dire des requins utilisant leurs nageoires comme des membres pour se déplacer dans les fonds marins.
Et récemment, c’est quatre nouvelles espèces de requins-marcheurs que des biologistes marins australiens ont découvert.

 


Crédit photo : Mark V Erdmann

 

Contrairement à leurs cousins ​​plus grands, les membres de ces espèces nouvellement découvertes de requins-marcheurs passent leur temps à se promener doucement le long des récifs coralliens sur quatre nageoires plates. Ou, du moins, c’est ce qu’ils faisaient lorsque les chercheurs les ont repérés dans les eaux peu profondes du nord de l’Australie. Dans un article publié dans la revue Marine & Freshwater Research, les biologistes marins ont déclaré que les quatre nouvelles espèces de requins ambulants étaient les espèces de requins les plus récemment évolués connus, s’étant développés après s’être séparées de leur ancêtre commun le plus proche il y a environ 9 millions d’années.

 

« Avec moins d’un mètre de long en moyenne, les requins-marcheurs ne présentent aucune menace pour les humains, mais leur capacité à résister à des environnements pauvres en oxygène et à marcher sur leurs nageoires leur donne un avantage remarquable sur leurs proies, des petits crustacés et mollusques » expliquent les chercheurs.

 


Crédit photo : Mark V Erdmann

 

Ces caractéristiques uniques ne sont pas partagées avec leurs plus proches parents, les requins-chabots, ou des parents plus éloignés dans l’ordre des requins tapis, y compris les requins-baleines. Les quatre nouvelles espèces ont presque doublé le nombre total de requins marcheurs connus, amenant le total à neuf. les chercheurs ont déclaré qu’ils vivent dans les eaux côtières du nord de l’Australie et de l’île de Nouvelle-Guinée et occupent leur propre région distincte.

 

« Nous avons estimé le lien entre les espèces sur la base de comparaisons entre leur ADN mitochondrial qui est transmis à travers la lignée maternelle.
Cet ADN code pour les mitochondries, qui sont les parties des cellules qui transforment l’oxygène et les nutriments des aliments en énergie pour les cellules
 ».

 

 

Les données suggèrent que la nouvelle espèce a évolué après que les requins se sont éloignés de leur population d’origine, se sont génétiquement isolés dans de nouvelles zones et se sont développés en de nouvelles espèces.

 

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- 14 janvier, 20minutes.fr -

 

Nausicaa permet de lever une partie du mystère entourant le requin-baleine

 

Chacun sait ce qu’est un requin-baleine. Paradoxalement, les scientifiques ne possèdent que très peu d’informations sur le mode de vie de cet impressionnant animal qui peut atteindre près de 15 m de long à l’âge adulte. C’est pour combler ce manque que, depuis 2016, l’association Megaptera et le Centre national de la mer de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) Nausicaa mènent des campagnes de photo-identification de ces poissons géants au large de Djibouti, en Afrique.

 

Ludwig Coulier, biologiste à Nausicaa, est rentré samedi d’une mission d’une semaine sur la corne de l’Afrique, dans le golfe de Tadjourah. C’est le troisième voyage de ce type qu’il a effectué au cours des quatre dernières années. A 45 ans, entouré de membres de l’association Megaptera et de personnel local, il a participé à la pose de quatre balises sur de « jeunes » requins-baleines. « Ce sont des poissons qui remontent régulièrement en surface pour se nourrir, nous pouvons donc les approcher assez facilement en apnée sans matériel spécifique », explique-t-il. La tâche n’est toutefois pas aisée puisqu’elle se réalise tout de même entre 3 et 4 mètres de profondeur et que la balise doit être placée sur la nageoire dorsale du requin.

 

 

Les émetteurs utilisés cette fois-ci ont une autonomie de 300 jours et fourniront des informations sur la température de l’eau et les déplacements des individus identifiés. « On sait qu’entre novembre et février, il y a à cet endroit une concentration de requins-baleines juvéniles, c’est-à-dire âgés de 10 à 15 ans. Ce que l’on veut comprendre, c’est pourquoi ils viennent ici à cette période et pourquoi d’une année sur l’autre on ne revoit jamais les mêmes individus », poursuit le biologiste.

 

Il y a de nombreuses inconnues autour de ce géant des mers qui commencent à être levées grâce aux missions précédentes. « On ne sait pas vraiment où et comment ils se reproduisent et l’on n’a jamais vu de très jeunes requins-baleines. La campagne de 2017 nous a permis de suivre un requin depuis le golfe de Tadjourah jusqu’à Madagascar où l’on retrouve une population importante et plus âgée. L’hypothèse est que les conditions pour la reproduction sont réunies à cet endroit », selon Ludwig Coulier.

 

Les missions successives ont aussi débouché sur des constats moins enthousiasmants. « 40 % des requins sont menacés de disparition, y compris le requin-baleine. Il y a la pêche pour les ailerons, mais aussi la pollution du milieu marin. Le requin-baleine filtre l’eau pour se nourrir, il est donc particulièrement sensible aux microparticules de plastique », déplore le scientifique

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